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 L'univers de Todd solondz

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AuteurMessage
Chrisy
Non hypnotisée mais grave droguée


Nombre de messages : 1016
Age : 37
Localisation : Holland
Date d'inscription : 17/08/2006

MessageSujet: L'univers de Todd solondz   Lun 8 Jan - 0:16

J'ai deja poste quelques films de Todd solondz mais venant juste de voir son tout dernier film (avec un peu de retard je dois bien l'avouer), et aimant de plus en plus ce realisateur a l'humour noir tres grincant, cela merite un petit sujet

Voici tout d'abord monsieur Todd solondz


"Le cinéma de Todd Solondz est singulier et aux antipodes des produits formatés et conventionnels qui nous viennent habituellement des Etats-Unis. Tout à fait représentatif d’un art indépendant et personnel qui n’hésite pas à se coltiner avec des sujets difficiles qui hérissent la pudibonde Amérique"

Et tout y passe: pedophilie, avortement, racisme, egoisme, perversions...
En gros tous les themes derangeant de societe sont abordes
Tout va bien dans le meileur des mondes...
Une realisateur qui aime par dessus tout la controverse mais qui le fait avec subtilite et abile ironie. Des films tous plus mechants les uns que les autres mais tellement vrais.
La majorité de ses films se déroulent dans le New Jersey (État dont Solondz est natif), pendant provincial de New York dont il aime se moquer pour le ridicule de sa petite bourgeoisi

Pour l'obtention de son diplôme de cinéma en 1989, Todd Solondz réalise une comédie noire et amère intitulée Fear, anxiety and depression qui pose d'emblée les jalons d'un cinéma atypique



Il se place définitivement en marge du cinéma hollywoodien conventionnel en 1995, avec Bienvenue dans l'age ingrat, Prix du jury à Sundance et Deauville
Evocation des terribles difficultes pour entrer dans l'age dit adulte a travers l'histoire de Dawn Wiener, jeune fille de douze ans qui vit dans le New Jersey et qui decouvre que la vie est generalement sinistre et que parfois elle l'est de plus en plus.


En 1998, il realise le chef d'oeuvre (et il est si rare de parler de chef d'oeuvre quand on parle de comedie) Happiness, qui dépeint les destins croisés de personnages de la middle class américaine aussi quelconques que pathétiques parmi lesquels une célibataire frustrée, un pervers au téléphone et une bourgeoise bon chic bon genre mais dont le mari se révèlera être un pédophile. Ce film aux thèmes dérangeants lui vaudra le prix de la Critique à Cannes et une reconnaissance du cinéma indépendant en général



Todd solondz realise ensuite Storytelling en 2001
Le film est composé de deux histoires séparées qui ont pour cadre l'environnement tristement comique du lycée et de l'université, hier et aujourd'hui. Tout en suivant ces jeunes personnes pleines d'espoir mais perturbées, le film explore les questions du sexe, des races, de la célébrité et de l'exploitation. Dans la première histoire, il est question d'une jeune fille très attirée par son professeur de littérature au point d'avoir avec lui une relation sexuelle très humiliante. La seconde histoire, plus longue est celle d'un adolescent à la dérive qui devient le sujet d'un documentaire. Filmé, lui et sa famille, ils seront malgré les drames qui vont les toucher la risée du documentariste, de son équipe, puis de ses spectateurs.

Choquant, féroce, dérangeant, pervers, déstabilisant, son cinéma provoque le malaise, ne laissant personne indifférent



Enfin, en 2004, il realise Palindromes, qui égratigne la société sous toutes ses coutures en suivant une adolescente désirant avoir un enfant.

"Le cinéma de Todd Solondz est singulier et aux antipodes des produits formatés et conventionnels qui nous viennent habituellement des Etats-Unis. Tout à fait représentatif d’un art indépendant et personnel qui n’hésite pas à se coltiner avec des sujets difficiles qui hérissent la pudibonde Amérique. Ici ce sont en substance l’avortement et la pédophilie. L’égoïsme des parents d’Aviva n’a cure du désir de leur fille de garder son bébé. Elle sera elle-même prise à parti à son arrivée à la clinique par une horde enragée de militants anti-avortements.
La charge devient plus violente et dérangeante lorsque Solondz place son héroïne au sein de cette famille iconoclaste, plus proche de la secte que de la cellule familiale d’ailleurs. On sait maintenant le rapport étroit et pour le moins suspect que les américains entretiennent avec Dieu, du premier d’entre eux à tous ces péquenots réactionnaires et bien limités. L’esprit chrétien si ardemment affiché ne les empêchant pas d’aller supprimer un toubib qui pratique des avortements."
"Bien sûr, Solondz dénonce les maux de l’Amérique de manière appuyée. Mais l’engouement que suscite son film provient avant tout de l’aspect formel et ludique de celui-ci. L’emploi de tons pastel, de couleurs acidulées, de comptines enfantines donne à Palindromes un côté conte qui n’est pas sans rappeler Alice au pays des merveilles ou Le magicien d’Oz.
Cependant, le plus insolite réside dans le caractère polymorphe des actrices jouant Aviva. Pas moins de sept actrices – et même un acteur - d’âge, de corpulence et même de couleur différents pour incarner l’héroïne. Passé l’effet de surprise, il faut avouer que l’on s’habitue très vite à ce procédé qui renforce l’intérêt et requiert l’attention et l’intelligence du spectateur. L’identification au personnage s’avère en conséquence impossible, ce qui est aussi un facteur de déstabilisation. Comme l’est l’adolescence avec ses métamorphoses du corps devenu encombrant et nouveau.

"Le réalisateur de Bienvenue dans l’âge ingrat n’a rien perdu de sa férocité et de son désir d’épingler les fausses valeurs de son pays. En optant pour une construction giratoire et ludique, sa satire méchante et monstrueuse n’en a pas moins d’effets. Nous sommes plus proches de l’univers de Freaks que de Virgin Suicides. La transgression comme sujet d’un cinéma différent est encore possible de l’autre côté de l’Atlantique et c’est plutôt une bonne nouvelle."

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Phoebe
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MessageSujet: Re: L'univers de Todd solondz   Lun 8 Jan - 0:26

Merci Chrisy pour ce petit topo bien intéressant.
Je n'ai vu qu'un seul film de lui et je pense qu'après ta présentation, j'en materai 1 ou 2 de plus...

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