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 L'univers de Wes Craven

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Phoebe
Djette polyvalente


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MessageSujet: L'univers de Wes Craven   Ven 29 Déc - 17:39

L’UNIVERS DE WES CRAVEN

Références :
Wikipedia, l’encyclopédie libre
Fantastique et Science-Fiction au cinéma d’Alain Pelosato (1999)
Le cinéma fantastique et ses mythologies (1895-1970) de Gérard Lenne (dernière édition 1985)
Rencontre avec Wes Craven – Le film d’horreur est un conte de fée - de Serge Grünberg (extraits)
Scream, œil pour œil, cri pour cri – Analyse d’une séquence – d’Emmanuel Burdeau


FREDDY, LE TUEUR EN SÉRIE

Un, deux, Freddy te coupera en deux,
Trois, quatre, remonte chez toi quatre-à-quatre
Cinq, six, n’oublie pas ton crucifix,
Sept, huit, surtout ne dors pas la nuit…


C’est avec un certain intérêt que je souhaite vous présenter un autre univers qui me fascine (parmi tant d’autres), celui de Wes Craven, qui est aussi particulier que celui de Tim Burton.

Je fais ainsi référence au fameux croquemitaine rebaptisé par Craven, Freddy. Mais pas seulement, il y a dans cet univers une part d’interdit, une grosse part même, que les films successifs (suivant leur qualité scénaristique) nous invite aisément à braver.


La colline a des yeux (Wes Craven, 1977, USA)
L'histoire :En partance pour la Californie, une famille se retrouve accidentellement au beau milieu d'une zone d'essais de l'aviation américaine. Contraints de quitter leur véhicule, ils se retrouvent pourchassés par une bande de dégénérés.

Ces films ont bercé toute mon adolescence et pour cause, avant j’avais une trouille folle des films d’horreur et les seuls qui avaient marqué ma conscience étaient :
Amityville, la maison du diable (Stuart Rosenberg, 1980)

L'histoire :Amityville, 13 novembre 1974. Dans une maison bourgeoise, un jeune homme, dans un accès de démence, massacre ses parents, ses frères et ses soeurs. Quelque temps plus tard, cette maison est mise en vente à un prix défiant toute concurrence. La famille Lutz l'achète sans connaître la tragédie qui s'y est déroulée.

L’exorciste (William Friedkin, 1973)

L'histoire :En Irak, le Père Merrin est profondément troublé par la découverte d'une figurine du démon Pazuzu et les visions macabres qui s'ensuivent. Parallèlement, à Washington, la maison de l'actrice Chris MacNeil est troublée par des phénomènes étranges : celle-ci est réveillée par des grattements mystérieux provenant du grenier, tandis que sa fille Regan se plaint que son lit bouge.
Quelques jours plus tard, une réception organisée par Chris est troublée par l'arrivée de Regan, qui profère des menaces de mort à l'encontre du réalisateur Burke Dennings. Les crises se font de plus en plus fréquentes. En proie à des spasmes violents, l'adolescente devient méconnaissable.
Chris fait appel à un exorciste. L'Eglise autorise le Père Damien Karras à officier en compagnie du Père Merrin. Une dramatique épreuve de force s'engage alors pour libérer Regan.

et sa suite, L’exorciste II : L’hérétique (John Boorman, 1977).

L'histoire :Le père Lamont enquête sur la mort mystérieuse du père Merrin, survenue à la suite d'un exorcisme, et va devoir combattre le démon Pazuzu que la jeune Regan a toujours en elle.

A une époque, le clip "Thriller" de Michael Jackson
et E.T. l’extraterrestre me terrifiaient,

c’est dire si j’avais une âme sensible.
Il était or de question qu’un zombie ressemblant vaguement à Michael Jackson débarque dans ma chambre

ou qu’un extra-terrestre vienne me demander de passer un coup de fil !



Quant aux Gremlins (Joe Dante, 1984, USA) fallait même pô m’en parler !
Film pourtant considéré pour les enfants !





Bien des années plus tard, je découvre ce qui va être pour moi "La révélation", la découverte d’un monde où tout est permis !
Le mauvais, comme le bon.
Un univers tout droit sortie de l’âme humaine, faisant appel aux rêves les plus insensés.
Et j’ai commencé par kiffer le mauvais côté de la chose…
les films d’horreur.




Freddy Krueger, personnage de fiction inventé dans les années 1980 par Wes Craven, est une icône du cinéma d'horreur que l'on peut apparenter au Croque-mitaine.
Cette série de films a bercé toute une partie de mon adolescence. A cette époque, je "bouffais" du film d’horreur, du film fantastique, de l’épouvante, de la SF, du gore et j’en passe…
Tout ce que je pouvais mater, je le regardais…
Longtemps je me suis demandée pourquoi j’aimais autant ce genre de films. Sûrement parce que c’est un univers où tout est justement possible, sans limite, sans loi, sans morale, faisant appel à nos peurs les plus primitives et aux exploits les plus extravagants, voire inhumains.
Cette peur qui nous paralyse ou qui au contraire nous fait accomplir des actions parfois impensables. Et il est une peur que chacun d’entre vous connaît, c’est bien celle du croque-mitaine.
Ce "quelqu’un" dont parlent vos parents, et qui viendra vous chercher si vous vous tenez pas à carreaux !

ORIGINES DU MYTHE
Le croque-mitaine est un personnage maléfique dont on parle aux enfants pour leur faire peur et ainsi les rendre plus sages. Il se cacherait sous le lit ou dans le placard et attendrait qu'un pied ou une main dépasse du lit pour tirer dessus, l'enfant serait alors aspiré sous le lit et disparaîtrait pour toujours.

Le thème du croque-mitaine (ou "boogieman") a souvent été exploité par les fictions à la télévision :
La série Au delà du réel y a consacré un épisode : Sous le lit.
La série Buffy contre les vampires y a aussi consacré un épisode.
Ainsi que la série Charmed, sans compter tous les dessins animés pour enfant qui ont pu y faire référence.
Homer Simpson, personnage de la série Les Simpson, a peur du croquemitaine
La série américaine My name is Earl y a aussi consacré un épisode : Boogieman.

Selon certains, le croque-mitaine serait à l'origine une sorte de loup-garou. Il est supposé se dissimuler de préférence dans les lieux sombres et fermés comme sous un lit, dans un placard, dans une cave, etc.
La croyance, jadis très répandue aux Pays-Bas, selon laquelle le croque-mitaine, sur l'ordre de son maître, se glissait dans la nuit par la cheminée pour apporter les cadeaux, est née au Moyen Age.
Dans la maison plongée dans le noir, la cheminée représentait l'inquiétant passage obscur qui faisait communiquer directement avec l'extérieur, la porte des esprits.
Et malgré toutes les représentations grotesques du diable, on n'oubliait pas que celui-ci devait être un esprit, une puissance supra-terrestre.
Peut-être était-ce justement pour refouler ce personnage de croque-mitaine, ou par simple ignorance, ou encore par pure fantaisie romanesque, que l'on a fini dans le Nouveau Monde, par faire descendre le Père Noël lui-même par la cheminée. Mais cette variation est peut-être aussi l'expression d'un espoir, celui de l’existence d'un esprit bienfaisant qui, même incognito, console les petits quand les puissants (en l’occurrence, les adultes) dorment.

Le terme français "croque-mitaine" signifierait selon toute vraisemblance "mord le bout des doigts". A l'origine, ce monstre devait très certainement être invoqué par certains parents pour inciter leurs bambins à arrêter de sucer leur pouce.
Chaque terme désignant cette notion semble avoir des caractéristiques particulières qui excluent toute synonymie parfaite. Par exemple, l'anglais "Boogie-man" et le terme québécois "bonhomme sept heures" indiquent que cette créature a au moins vaguement l'apparence humaine. Quant au terme « Père Fouettard », il semble indiquer une prédisposition particulière à fouetter.

Ça tombe sous le sens

Dans la littérature enfantine, le thème du croquemitaine est bien souvent abordé. Celui-ci prend différentes formes : loup, ogre…
On retrouve également l’histoire du krès krès méchant monsieur qui volent les enfants dans la littérature fantastique :

Ça de Stephen King
Livre adapté à la télévision sous le titre français : "Il... est revenu"

Mais il n’y a pas qu’à la télévision que l’on parle du Boogieman et Freddy Krueger semble être apparenté au croque-mitaine.
Ça tombe bien, c’est le sujet ! Very Happy



OoOo TO BE CONTINUED oOoO

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Phoebe
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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Sam 30 Déc - 18:19

L’HISTOIRE DE FREDDY




Travaillant dans un asile psychiatrique, la soeur Amanda Krueger fut enfermée par mégarde dans une salle abritant un groupe d'aliénés mentaux et durant plusieurs jours, elle fut cachée et violée de nombreuses fois. A la suite de cet accident, l'asile fut désaffecté et Amanda donna naissance à Frédéric Charles Krueger qui fut placé dans une famille d'accueil. Battu par son père adoptif, calomnié par les autres enfants, il développe le goût de la souffrance et de la cruauté.
Devenu adulte, il fonde une famille, a une fille et s'installe au 1428 Elm Street, Springwood, Ohio. Tout semble aller mieux pour lui mais ses noirs instincts reprennent vite le dessus. Il interdit l'accès à la cave de leur maison à sa fille et à sa femme mais un jour, cette dernière brise le tabou et découvre que l'endroit renferme un ensemble d'armes blanches conçues par son mari, dont le célèbre gant aux quatre griffes, alors qu'une série de meurtres d'enfants traumatise la petite ville. Fou de colère, Freddy tue sa femme sous les yeux de leur petite fille. Il est arrêté par la police mais suite à un manque de preuves, il est remis en liberté.
Décidés à se faire justice eux-mêmes, les parents de Springwood le retrouvent et le font brûler vif dans sa fameuse cave. Tous pensent alors qu'il a péri mais avant de mourir, Freddy passe un pacte avec des démons du rêve qui, en échange de sa dévotion à l'enfer, lui permettent de revenir se venger des parents en assassinant leurs enfants par le biais des songes.
Devenu une entité quasi immortelle dans le monde de l'inconscient, le pouvoir de Freddy réside dans la peur qu'il insuffle aux enfants et aux adolescents, ce qui lui permet de faire tout ce qu'il veut et d'imaginer les plans et les transformations les plus étonnants pour terroriser ses victimes avant de les abattre sans pitié et avec une touche d'humour noir caractéristique.




L'idée de Wes Craven était de créer un tueur en série qui sévirait là où on ne pourrait l'arrêter : les rêves. Pour l'élaborer, le réalisateur s'est inspiré d'un souvenir d'enfance et d’une série d'articles parus dans le Los Angeles Times.
Il dit aussi qu’il s’était inspiré de ses cauchemars pour écrire le scénario.
Quelle coïncidence, c’est ce dont il s’agit précisément.

1. Les Griffes de la nuit (Wes Craven, 1984, USA)

VO : A Nightmare On Elm Street

L’histoire : Victime de cauchemars incessants et plus vrais que nature dans lesquels elle est poursuivie par un homme à la face brûlée et aux griffes acérées, la jeune Nancy Thompson décide de se confier à ses amis. Loin de la rassurer, ceux-ci avouent que leurs nuits sont également tourmentées par ce mystérieux et inquiétant croque-mitaine...
Outre le fait d’exploiter la peur dans ses films, Craven exploite également le thème du songe. La propension qu’a l’être humain à rêver et par la même occasion, à diriger ses rêves.


Au départ, Freddy devait être un vieil homme, afin de se rapprocher au mieux de l'image du croquemitaine. Mais finalement, comme peu d'acteurs correspondaient à ce que Craven recherchait, l'idée fut abandonnée.

Bernard Werber dans son Encyclopédie du savoir relatif et absolu évoque le peuple du rêve. Il parle de cette tribu malaisienne qui organisait la vie autour des rêves qu’elle faisait.
Ne parle-t-on pas de "rêves prémonitoires", ces rêves qui donnent à l’instant présent cette impression de déjà-vu ?

La peur est apparemment indissociable du fantastique.
Dans ce premier film, l'horreur est assez palpable.
La peur des personnages à s'endormir, car peur de passer à trépas dans leurs cauchemars, car rien de plus angoissant que de mourir dans son sommeil.
Qui ne s'est jamais réveillé en sueur et en sursaut alors que vous étiez en train de faire un mauvais rêve...

2. La Revanche de Freddy (Jack Sholder, 1985, USA)

VO : A Nightmare On Elm Street Part 2: Freddy's Revenge

L’histoire : Une famille emménage dans la maison ou vivaient Nancy Thompson et ses parents. L’aîné des enfants, Jesse, commence à faire des cauchemars tandis que des phénomènes étranges secouent son entourage, à n'en pas douter Freddy Krueger est de retour

Analyse : La revanche de Freddy se différencie pas mal de son modèle et mêle plusieurs thèmes du cinéma d'épouvante, la maison hantée, la possession.
Freddy, censé être tout puissant au travers des cauchemars, s'en extrait et garde son pouvoir, ce qui prouve qu'a priori les scénaristes n'ont rien compris aux règles fixées dans l'original…




… Ou alors, cette possibilité est sciemment voulue, ainsi elle justifierait la présence de Freddy dans la réalité lors des épisodes suivants.
Bien qu’il est dit qu’on ne peut ramener Freddy dans la réalité qu’en l’attrapant dans les rêves.

Ce deuxième film est pour ma part assez médiocre, on perd un peu l'esprit d'origine.

3. Freddy 3, les griffes du cauchemar (Chuck Russell, 1987, USA)

VO : A Nightmare on Elm Street 3: Dream Warriors

L’histoire : Les docteurs Simms et Goldman soignent dans un hôpital psychiatrique des adolescents victimes d'horribles cauchemars dont ils refusent de parler. Christine, une jeune interne, qui a subi les sévices de Freddy Krueger, l'abominable tueur d'enfants, apprend que celui-ci est la cause de ces cauchemars. En effet, ces jeunes gens sont les enfants des personnes qui avaient éliminé Krueger. Nancy (héroïne du 1er film), devenue adulte, propose au docteur Goldman d'appliquer un traitement qui supprimerait les rêves durant une semaine. Simms n'est pas d'accord et Goldman prend seul l'initiative d'une séance de groupe amenant les patients sous hypnose, dans un cauchemar collectif, à combattre Freddy...


Le film est assez intéressant car le fait de ramener le personnage du premier volume, Nancy, donne un sens à ce troisième volet, une sorte de cohérence, suite logique des choses, les cauchemars continuent, les meurtres également !


Et une paire de nénés ! Une ! cool

"Meurs par où tu as pêché" serait un des fils conducteurs du film.
En effet, outre le fait que Christine soit enfermée dans un HP parce qu’elle est insomniaque et que par conséquent, elle devient folle par manque de sommeil, les autres personnages du film sont tout aussi « dérangés ».




Cette scène vous rappelle peut-être un autre film ?

Ici Freddy se sert de la faiblesse de chacun pour les anéantir.
Mais chacun possède une force particulière lorsqu'il rêve.
Christine a la capacité de ramener les gens dans ses cauchemars pour qu'ils puissent lui venir en aide et a le don de faire de sacrées galipettes pour se défendre du méchant monsieur.

Fait très important pour les suites car c'est ce qui lie les films entre eux (sauf le 2 où le nom de Nancy Thompson est vaguement mentionné et le dernier).

4. Le Cauchemar de Freddy (Renny Harlin, 1988, USA)

VO : A Nightmare on Elm Street 4: The Dream Master

L’histoire : Christine, Joey et Kincaid sont les seuls rescapés du massacre qui s’est produit à l’hôpital psychiatrique où ils étaient internés. Mais les cauchemars de Christine continuent. Jusqu’à présent tous les enfants d’Elm Street sont décimés et Christine est la dernière sur la liste. Il faut de nouvelles âmes pour Freddy.
Alice, celle qui rêve éveillée, Sheila l’intello asthmatique et Debbie, une nana qui joue les dures mais complètement effrayée par les insectes.
Voici les nouveaux protagonistes et nouvelles victimes du Père Fouettard !
Avec tout ça, sans oublier, Rick, le petit copain de Christine, grand frère d’Alice, un balaise en kung-fu.
Oué, comme ça y va casser la gueule à Freddy Krueger Very Happy

Les cauchemars de Christine la rattrapent, ainsi Freddy revient encore une fois hanter les rêves de chacun, et pour l’occase, elle envoie d’entrée de jeu Joey et Kincaid au casse-pipe !
Freddy est reviendu…
encore et toujours…

Anecdote : dans ce film le chien de Kincaid s’appelle Jason…
Ne serait-ce pas un avant-goût de la 8ème et dernière partie de cette série de films ?

Pour que le film puisse continuer et avoir une logique scénaristique, Christine transmet son pouvoir à Alice.
Qui à son tour va être confrontée au croquemitaine.
La particularité, c’est qu’à chaque fois qu’un de ses potes crève, elle acquiert un nouveau pouvoir, un caractère propre à la personne qui vient de décéder.
Ainsi le lien est constitué, Christine peut donc mourir et Freddy peut continuer à massacrer les ados.
Et le choix du prénom du personnage "Alice" n’est pas anodin !
Côté scénario, cette quatrième partie est bien meilleure que les précédentes.
Craven utilise toutes les ficelles du film du genre, notamment, le récit répétitif.
Ce qui donne la dimension au film, toujours cette impression de déjà-vu...
Rêver que l’on tombe, sans jamais en voir la fin, où que l’on court sans pouvoir avancer d’un centimètre…
C’est exactement de ça dont il s’agit dans le film, principe déjà repris dans le volume 3.

Un tit bout d'pizza ?!


OoOo TO BE CONTINUED oOoO

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Rak
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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Dim 31 Déc - 14:14

Wouah quelle beau rapport Phoebe! Merci, ça me donne envie de matter Freddy maintenant Very Happy

Je ne m'étais jamais vraiment intéressée à Wes Craven mais à la lecture du sujet je m'apperçois que je les ai patriquement tous vus et que je m'en souviens (des images assez terribles pour l'âge que j'avais quand je les ai regardés... Twisted Evil Les parents nous laissaient tout regarder à l'époque smile

Bon, si tu veux faire la même pour Lynch je suis ok, moi j'ai la flemme... Very Happy
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Phoebe
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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Dim 31 Déc - 16:46

Rak a écrit:

Wouah quelle beau rapport Phoebe! Merci, ça me donne envie de matter Freddy maintenant Very Happy

Rak a écrit:

Je ne m'étais jamais vraiment intéressée à Wes Craven mais à la lecture du sujet je m'apperçois que je les ai patriquement tous vus et que je m'en souviens (des images assez terribles pour l'âge que j'avais quand je les ai regardés... Twisted Evil Les parents nous laissaient tout regarder à l'époque smile
C'est vrai que je regardais pas mal de trucs chelous !!
Rak a écrit:

i tu veux faire la même pour Lynch je suis ok, moi j'ai la flemme... Very Happy
Py avait déjà lancé le sujet, enfin c'était plutôt sur la série Twin Peaks
Pour ce qui est de l'univers de Lynch, il est beaucoup plus difficile d'analyser ses films. Un film d'horreur, c'est facile, on utilise beaucoup de clichés et de stéréotypes et il y a des codes, mais Lynch, lui...pppfffff parfois il te fait aller très loin ! Il est assez particulier son univers, même lui doit souvent se poser ds questions.
Tu regardes le bin's et tu dis : "euh..."
Bref, faudrait que farfouille dans mes cours de ciné pour m'aider si ça t'intéresse toujours, j'essayerais mais ce qu'il y a de bien avec Lynch, c'est que chacun peut y voir sa propre signification.

La suite... L'année prochaine !

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Lun 1 Jan - 18:02

Phoebe a écrit:
Bref, faudrait que farfouille dans mes cours de ciné pour m'aider si ça t'intéresse toujours, j'essayerais mais ce qu'il y a de bien avec Lynch, c'est que chacun peut y voir sa propre signification.

La suite... L'année prochaine !

Te casse pas la tête Phoebe, je plaisantais mouhahahaha, je m'y mettrais dès que je serais d'appoint, kiss
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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Mar 2 Jan - 23:14

Il me semble que son premier long metrage s'apelle "La derniere maison sur la gauche" et dans mon souvenir il est tres bon... Comparé aux scream...
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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Mer 3 Jan - 0:27

Exact Mimi, son premier film est bien "La dernière maison sur la gauche", qui date de 1972.

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Derni%C3%A8re_Maison_sur_la_gauche



VO : The last House on the left
Synopsis : Pour fêter le dix-septième anniversaire de Mary, celle-ci et une de ses amies décident de se procurer de la marijuana. Lorsque Junior se propose de leur en procurer, elles acceptent, ne se doutant pas que le dealer fait partie d'une bande de sadiques meurtriers...

Je ne l'ai pas vu, donc je ne pourrais pas en parler, si quelqu'un l'a vu qu'il nous raconte.
si l'envie lui prend...
Ou Mimi si tu t'en souviens ?

Il est quand même dit que ce film est pas mal violent et saignant.

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Mer 3 Jan - 0:51

Phoebe a écrit:

L’HISTOIRE DE FREDDY


4. Le Cauchemar de Freddy (Renny Harlin, 1988, USA)

VO : A Nightmare on Elm Street 4: The Dream Master
[...]
Et le choix du prénom du personnage "Alice" n’est pas anodin !
Côté scénario, cette quatrième partie est bien meilleure que les précédentes.
Craven utilise toutes les ficelles du film du genre, notamment, le récit répétitif.[...]

Sauf que Phoebe, bé elle dit rien que des conneuhries !
Ce n'est pas Wes Craven mais Renny Harlin qui a réalisé le 4ème Freddy ! Et Wes Craven n'a pas mis son nez là dedans, même pô pour le scénar...
Et Renny Harlin c'est lui !

Et il a notamment réalisé 58 minutes pour vivre (Die Hard 2/1990), L'île aux pirates et L'exorciste, au commencement entre autres !
Pour résumer, pô grand chose d'intéressant...
Pour ma part, Freddy 4 est donc le meilleur film qu'Harlin ait pu faire ! Very Happy

PS : Toutes mes confuses pour cette misérable erreur !

OoOo TO BE CONTINUED oOoO

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Dim 7 Jan - 23:51

5. L'Enfant du cauchemar (Stephen Hopkins, 1989, USA)

VO : A Nightmare on Elm Street 5: The Dream Child

Anecdote : Freddy tient son nom d'un enfant qui martyrisait Craven lorsqu'il était plus jeune.



L’histoire Flash back complet, ici on apprend la véritable histoire de Freddy. Alice, rescapée de l’épisode précédent, attend un enfant. A cela se rajoute des rêves étranges où Alice voit apparaître une nonne du nom d’Amanda Krueger.
Les nouveaux z’amis d’Alice sont : Greta, un mannequin, Yvonne, une future championne olympique de plongeon et Mark, un fan de comics, sans oublier le pitit coupain, Dan !
Et bien sûr, y vont tous crever !
Afin de se réincarner pour revenir dans le monde réel, Freddy va vouloir prendre possession de l’enfant d’Alice.
Pour ce faire, Freddy se sert des rêves du fœtus pour atteindre sa cible.
Et bien entendu, va encore falloir se battre !
On apprend pas grand-chose de nouveau dans cet épisode.



6. La Fin de Freddy - L'ultime cauchemar (Rachel Talalay, 1991, USA)

VO : Freddy's Dead: The Final Nightmare

L’histoire : L'ignoble Freddy a encore trouvé un moyen pour venir hanter les cauchemars des enfants de Elm Street : il se réincarne dans le bébé qu'attend Alice, celle qui l'avait pourtant vaincu dans le précédent épisode. Il arbore à nouveau crânement son chapeau, son pull rayé et ses longues griffes aiguisées et Alice aura fort à faire pour le ramener dans le sinistre asile psychiatrique où il fut conçu.

7. Freddy sort de la nuit (Wes Craven, 1994, USA)

VO : New Nightmare

L’histoire : Wes Craven lui-même, va tourner un nouveau Freddy, il demande pour cela à Heather Langenkamp (Nancy dans les films 1 & 3), John Saxon (Le père de Nancy dans les films 1 & 3) et Robert Englund (Freddy Krueger) de rempiler.
Heather hésite, d'autant qu'elle est harcelée au téléphone (basé sur des faits réels concernant l'actrice) parce qu'elle croit être un fan désaxé, mais des signes étranges, la mort de son petit ami et le comportement de son fils lui font comprendre que Freddy est bel et bien sorti du film et c'est à elle de l'arrêter…


Citation :
Pour l'occasion le look du monstre a un peu changé, ses lames par exemple ne sont plus accrochées à un gant mais sont une prolongation de sa main, sous son apparence de grand brûlé, Freddy est cette fois plutôt apparenté à un succube ce qui volontairement ou non rejoint le thème du sixième film...
Ce film signe les retrouvailles entre Wes Craven et sa création. Il avait participé à l'élaboration du troisième film de la série des Freddy ("Dream Warriors"), mais ici c'est en tant que réalisateur qu'il revient. Freddy sort de la nuit est un peu un OVNI dans la série, ici point de Elm street mais les studios d'Hollywood.



Freddy sort de la nuit, c'est un peu La nuit américaine version gore, Craven reprendra le thème du tournage qui dérape dans Scream 3.

8. Freddy contre Jason (Ronny Yu, 2003, USA)

VO : Freddy vs. Jason

L'histoire : Freddy Krueger est en enfer et voilà bien longtemps que la jeunesse de Springwood l'a oublié. Décidé à se rappeller à son bon souvenir, il s'insinue dans les rêves de Jason Voorhees, le tueur de Crystal Lake, qui n'est pas tout à fait mort, et se sert de lui pour semer à nouveau la terreur sur la petite ville à son propre profit. Mais très vite, Jason devient incontrôlable et les adolescents se retrouvent confrontés à deux problèmes de taille...

J’ai pas vu le dernier…
inutile à mon sens...

OoOo TO BE CONTINUED oOoO

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Ven 12 Jan - 16:49

Avant de continuer plus loin dans l'univers de Wes Craven, compte-tenu du problème soulevé par Py, à savoir, ne pas dévoiler la fin de l'histoire, et à l'heure où je m'apprête à donner une possible analyse d'une séquence de Scream et de ses suites, qui révèlera certainement l'histoire, tout ou partie...

Je souhaiterais insister sur le fait que ce qui va suivre risquerait de gâcher votre plaisir (et par la même occasion, l'effet de surprise sur lequel se base le film) si vous ne les avez pas vus.

Par conséquent...

WARNING


Si vous n'avez pas vu Scream et ses suites, merci de ne pas lire la suite du sujet.

Ceci étant dit, je n'impose rien à personne mais vous êtes quand même prévenus...
faudra donc pô venir râler !

OoOo COMING SOON oOoO

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Dim 14 Jan - 21:54

Scream

Le film d’horreur est un conte de fée


(1997, USA)


L’histoire : Casey Becker, une belle adolescente, est seule dans la maison familiale. Elle s'apprête à regarder un film d'horreur, mais le téléphone sonne. Au bout du fil, un serial killer la malmène, et la force à jouer à un jeu terrible : si elle répond mal à ses questions portant sur les films d'horreur, celui-ci tuera son copain...
Sidney Prescott sait qu'elle est l'une des victimes potentielles du tueur de Woodsboro. Celle-ci ne sait plus à qui faire confiance. Entre Billy, son petit ami, sa meilleure amie Tatum et son frère Dewey, ses copains de classe Stuart et Randy, la journaliste arriviste Gale Weathers et son caméraman Kenny qui traînent tout le temps dans les parages et son père toujours absent, qui se cache derrière le masque du tueur ?

Scream signifie littéralement crier, hurler. Ce cri évoqué dans le titre du film n’est pas un cri ordinaire, il est perçant. Le cri d’effroi, celui qui pourrait éventuellement exprimer le mieux l’horreur dont vous êtes témoin…

~ Rencontre avec Wes Craven ~


Extraits
Citation :
[…] Craven est tout sauf un débutant. Il reste l’un des auteurs les plus attachants du nouveau cinéma américain et sans doute celui qui, avec John Carpenter, a toujours montré une fidélité sans faille au « genre » et à ses lois, réactualisant ainsi l’héritage de John Ford et Howard Hawks.
On peut même dire qu’il a fondé l’un des « mythes » post-modernes du cinéma populaire, celui de Freddy, ectoplasme d’un tueur d’enfants qui est venu hanter sept fois de suite le calme petit-bourgeois d’Elm Street.

Wes Craven : « Je sais bien que j’ai crée un mythe, encore faut-il préciser qu’il m’a très vite échappé et qu’il est vite devenu une sorte de produit industriel destiné à la sous-culture des adolescents et des enfants ; de mouture en mouture, il devenait de plus en plus « drôle », de moins en moins effrayant…
C’est précisément pour retrouver sa force initiale que je l’ai ressuscité dans Wes Craven’s New Nightmare ».




Citation :
L’engagement de Craven dans le cinéma d’épouvante vient, […] d’un fort intérêt pour les documentaires sur la guerre du Viêt-Nam ; c’est dire qu’il a toujours considéré cette mythologie, que d’aucun trouvent pitoyable, comme un moyen de filmer le présent.
Il en a donné la preuve dans The People Under the Stairs (Le sous-sol de la peur) ou dans The Serpent and the Rainbow (L'emprise des Ténèbres), où ils se servaient de la mythologie gore pour évoquer, sur un mode allégorique, ici l’exploitation des minorités, là les méfaits des dictatures sud-américaines soutenues par les Yankees.

Le sous-sol de la peur (1992, USA)

L’histoire : Fool vit dans le ghetto de Los Angeles. Lorsque sa famille est à bout de misère, il se laisse convaincre par deux de ses amis de cambrioler une maison où nul n'ose plus s'aventurer depuis des années. La nuit, des soupirs et des gémissements s'en échappent, et un couple démoniaque en garde l'entrée.
Fool parvient à s'introduire dans la maison, où il va vivre la plus terrifiante des expériences…
L’emprise des Ténèbres (1988, USA)

L’histoire : Dennis Alan, jeune médecin américain ayant découvert un secret vaudou qui transforme les humains en d'atroces zombies dans l'île d'Haïti, devient la proie d'un terrible chef des Tontons Macoutes. Avec l'aide d'une jeune psychiatre, Alan va affronter les puissances des ténèbres et du totalitarisme politique.

Wes Craven : « Tout ce dont parlent les films d’aujourd’hui est la résultante de ce qui a été crée il y a 15, peut-être 20 ans. Les jeunes savent que le monde dont ils ont hérité n’est pas le leur, mais qu’ils vont devoir y vivre ; en ce sens les films d’horreur sont des contes de fées modernes ».

Citation :
Avec Scream, Craven pose un regard un peu pervers, à la fois sur cette nouvelle génération qui a été élevée dans le culte de Freddy et des serials killers, et sur l’évolution du genre lui-même.
Scream est un film d’horreur qui ne cesse de démonter, de « déconstruire » les stratégies narratives du genre, mais dans le seul but de placer le spectateur à une distance nécessairement critique.
Et une fois installé dans ce qu’il croit être une position confortable, ce spectateur post-moderne redécouvre les mécanismes essentiels de l’horreur et la ressent avec une intensité supplémentaire.
Ce qui prouve que l’efficacité, au cinéma, n’est pas l’ennemie de l’intelligence.

Wes Craven : « Pour moi, ce qui compte, c’est que les ados de Scream sont encore des enfants, avec un appétit assez primaire de la vie, une complicité de groupe d’âge…
Mais ils sont aussi déjà des adultes.
Et pourtant, ils sont très vivants, disent ce qu’ils pensent, alors que les adultes tendent plutôt à se retrancher dans les conventions.
Ces personnages sont donc des symboles universels de tout être humain.
En Amérique, les ados font sans cesse de nouvelles expériences et considèrent le futur de manière moins mélancolique, si l’on peut dire ; ils savent exactement de quel univers ils vont hériter, alors que nous, les adultes, c’est mélancoliquement que nous pensons au monde que nous allons leur laisser, quand ce n’est pas tout simplement avec des mensonges…
Il y a davantage de cynisme chez les jeunes, plus de désenchantement, à tel point qu’une histoire comme Scream, qui taille […] dans le vif, en deviendrait presque rafraîchissante.
Quant aux personnages qui meurent, dans le film, ce sont les représentations de façons de penser ou d’agir dont les ados savent instinctivement qu’elles ne fonctionnent pas ».


Citation :
Scream décrit le parcours initiatique d’une lycéenne, menacée par un serial killer qui a déjà tué sa mère.
Comme dans le premier Freddy (Nightmare on Elm Street), où les adolescents « payaient » pour un lynchage effectué par leurs parents, ou dans Shocker, où un jeune footballeur était poursuivi par un serial killer « plus fort que la mort », qui se réincarnait sans cesse dans les tubes cathodiques, voyageait sur les ondes hertziennes (bon depuis y a le net ! lol), et qui n’était autre que…
Moi je sais ! Very Happy

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Dim 14 Jan - 21:54

Shocker (USA, 1990)

L’histoire : Horace Pinker, criminel particulièrement sanguinaire, est, grâce aux rêves prémonitoires d'un jeune garçon, enfin retrouvé par la police. Condamné à la chaise électrique, Pinker attend sans angoisse l'exécution de sa peine.
En effet, il sait pouvoir résister à une charge de 200.000 volts...


Citation :
Disons simplement, pour ne pas déflorer le suspense, que le père de l’héroïne est le suspect numéro un. Mais la rupture de ton avec les autres « slashers » (de l’anglais to slash : taillader, balafrer) tient à l’ironie profonde, au regard sans cesse plus décalé que le film pose à la fois sur ses personnages et sur les rebondissements d’un scénario parfaitement écrit.
Dans une scène mémorable, une journaliste qui vise le prix Pulitzer, place une caméra vidéo dans la maison où va se commettre le crime ; elle observe, d’une camionnette de régie, les suspects (qui sont tous des victimes en puissance), mais l’image lui parvient avec un retard de 30 secondes.
Le spectateur a donc toujours 30 secondes d’avance sur elle, sauf qu’un montage diabolique l’empêche d’en profiter pleinement. Scream ne cesse de se présenter comme une déconstruction des mécanismes du film d’horreur, s’appuie sur une complicité avec un spectateur expert, « censé savoir ».
Malgré sa science et sa prescience, le spectateur est plongé dans une horreur d’autant plus palpable qu’elle joue sur les codes précis du genre, et les mythes qui les soutiennent.

Wes Craven : « Dans Scream, que je n’ai pas écrit, il y a beaucoup d’ironie et d’humour, mais en même temps beaucoup de force. […]
Surtout en ce qui concerne – disons pour ceux qui n’ont pas vu le film – le tueur.

[…] La question que je pose (et qui vaut pour le spectateur) est : les gens peuvent-ils trouver dans le meurtre un moyen d’expression ? […]

En un sens, ce que les personnages de Scream tentent de faire, c’est de démolir les mythes crées par la génération précédente ; il faut absolument qu’ils soient responsables de ce qui se passe dans leur propre génération. Dans le monde actuel, on ne sait jamais qui deviendra dangereux ou qui sera « positif ». […]
Tous ces modes d’être se concentrent, à la fin, dans le personnage principal de l’héroïne qui les résume tous, ce qui fait qu’elle n’est certainement plus innocente à la fin, même si elle a gardé une forme de pureté ».


Citation :
Si Scream analyse avec férocité les codes du genre, il en est aussi une défense et une illustration. Et l’on retrouve la même sincérité, le même plaisir de raconter une histoire et de ne pas être plus intelligent que son public, que dans le dernier avatar des aventures de Freddy (New Nightmare).
C’est un peu un exercice sur la force et les joies de la répétition, et ceux qui verront le film deux fois, constateront que la connaissance des coups de théâtre du scénario renforce encore le plaisir qu’on prend à l’angoisse, ou l’angoisse qui est indissociable du plaisir.

Wes Craven : « Le genre est beaucoup plus riche que ce que la plupart des gens pensent, on est dans la mythologie et le conte ; dans Scream, je traite à la fois de la réalité où nous vivons, mais aussi de son reflet dans les films, la vidéo, à la télévision, dans les médias ; il y a toutes ces couches d’information et de désinformation qui s’accumulent tant les unes sur les autres, que nous avons du mal à distinguer ce qui est réel de ce qui ne l’est pas. J’aime aussi la discipline que suppose un cinéma qui s’adresse à un grand public, qui n’est peut-être pas cultivé au sens ancien du terme, mais quand même très sophistiqué et intelligent.
Ainsi l’art, en s’adressant à tout le monde, en parlant de ce qui se passe aujourd’hui, parvient à faire passer les thèmes éternels que véhiculent la mythologie et les contes. C’est un défi de faire cela avec esprit et humour, et je ne crois pas que beaucoup de gens en soient capables, peut-être parce qu’ils refusent les films de genre ou qu’ils ne les respectent tout simplement pas ».


Citation :
Il faut en revenir à Wes Craven’s New Nightmare, ce petit chef-d’œuvre où le créateur se réappropriait sa créature, à la fois pour la « sauver » en lui redonnant toute sa puissance, mais aussi pour la tuer.
Et c’est pour cela, qu’à mon sens, Freddy versus Jason est inutile !

Citation :
Dans ces dernières aventures de Freddy, c’était Heather Langenkamp (Nancy), l’adolescente du Nightmare originel, qui revenait, mère de famille, protéger son fils du croquemitaine qui avait fini par envahir sa vie réelle.

Wes Craven : « J’ai fait ce film parce que le genre « épouvante » me semblait complètement épuisé.
Ce qui m’intéressait dans le phénomène Freddy, c’était l’effet qu’il avait provoqué, le fait que Freddy fasse désormais partie de nos vies, et la manière dont il les avait à la fois améliorées et compliquées. […]
Je m’interroge sur le fait que Freddy a influencé les gens, pour le meilleur et pour le pire, que nous faisons des films d’horreur tout en menant des vies de famille, et sur le fait que les gosses adorent Freddy.
Je voulais aussi répondre à la question : Est-ce que faire des films violents pousse les gens et les enfants à devenir violents ?

Ma réponse est que tout tient à la façon de conter, aux structures narratives ; dans Wes Craven’s New Nightmare, je montre que rassembler les éléments d’une histoire d’horreur et les structurer en conte est bénéfique à l’esprit humain ».


Citation :
On comprend que, pour Craven, il ne s’agit jamais de démystifier le genre, de la mépriser ou de s’en servir pour faire rire à bon compte. D’ailleurs, le thème de la responsabilité des parents, et même d’une sorte de culpabilité sexuelle, est omniprésent dans son œuvre. La famille n’est jamais le havre de paix où l’on viendrait se réfugier (ou faire une pause), mais le lieu même de l’horreur. C’est toujours en s’affranchissant des liens familiaux ou conjugaux, que les personnages principaux parviennent à échapper à l’horreur.
Cette perte d l’innocence est un rejet d la crédulité, la reconnaissance de cette inquiétante étrangeté qui est consubstantielle à la famille ou au groupe d’origine.
Ce qui va complètement à l’opposé de la morale des films d’horreur en général, où la seule chance de salut est le retour à la normalité (en général présentée sous les atours de la virginité). C’est ainsi que Craven parvient à faire, par le biais du genre, un cinéma beaucoup plus politique que la plupart des cinéastes politiques, et sa critique de la société américaine est, sous bien des aspects, aussi implacable que celle des frères Coen ou de Scorsese. Ce qui ne l’empêche pas de considérer les phénomènes qu’il a suscités avec détachement et humour.

Wes Craven : « Quand j’ai proposé à Heather Langenkamp de faire Freddy 7, elle m’a confié qu’elle était harcelée par un fan qui avait même tenté de la tuer.
Je me suis senti coupable et j’ai tout de suite pensé à un fan de Freddy.
Mais en fait, c’était un fan de feuilleton télé mièvre et très familial dans lequel elle a joué. […]
Il n’est pas étonnant qu’en 25 ans, personne n’ait jamais fondé une secte à partir de l’un de mes films. […] Mais si cela arrivait, je dirais que c’est statistiquement insignifiant. Les nouvelles sectes, comme Heaven’s Gate, sont post-modernes en ce qu’elles reflètent les bizarreries de la vie ; elles prouvent que la science ne répond pas aux questions des gens, aussi folles soient-elles, et qu’il y a toujours un besoin d’irrationnel. J’ai lu un livre qui s’appelle Hystory et qui démontre que, dans les fins de siècle, les récits hystériques prolifèrent : le mesmérisme, les procès en sorcellerie, la neurasthénie et l’hystérie. […]
Aujourd’hui, il y a les enlèvements par des extra-terrestres, les cultes démoniaques. […]
Dans l’art aussi, on sent une grande interrogation sur ce que sera le siècle à venir.[…]
Les adeptes de Heaven’s Gate ont transposé métaphoriquement cette interrogation dans les étoiles, les comètes, en s’appuyant sur le folklore des séries télévisées de science-fiction tout public comme Startrek ».


Citation :
Une étude sur les médias, et en particulier la télévision, dans les films de Craven mériterait de voir le jour. On s’apercevrait d’ailleurs que l’hostilité des cinéastes américains envers la télévision est à la fois plus profonde et plus « objective » qu’en France.

D’ailleurs Craven dénie toute vertu spectaculaire aux petits écrans :
Wes Craven : « La plupart des films sur l’informatique et la réalité virtuelle n’ont aucun intérêt.[…] mais c’est avant tout parce que visuellement l’écran de l’ordinateur est d’une pauvreté affligeante. »

Citation :
Wes Craven a commencé au cinéma en montrant des documentaires. Comment se fait-il que cet intellectuel se soit, jusqu’à présent, concentré sur un fantastique contemporain, très éloigné – au moins formellement – de certaines de ses préoccupations ?

Wes Craven : J’ai toujours voulu faire des films « réalistes », mais j’ai dû en passer par ma période « mythologique », qui m’a énormément appris. Mon prochain film (après avoir tourné la suite de Scream), sera un film totalement réaliste, un film de fiction adapté d’un documentaire sur la vie d’un maître d’école. J’aime qu’un film ait de multiples niveaux d’interprétation, mais qu’il garde une loyauté envers les exigences du public. Si l’on peut me créditer de quelque chose, dans le cinéma actuel, cela tourne autour de l’idée de strates de réalité. J’ai essayé d’explorer d’autres façons de penser et d’exister qui font partie des rêves et des fantasmes. Une façon de parler de mythologie à une époque où le public a perdu des repères de la culture classique ».

Citation :
Dans Freddy 1, des adolescents refusaient de dormir pour ne pas devoir affronter leurs cauchemars. Craven avait d’ailleurs trouvé cette anecdote dans un article de presse. Si comme il l’affirme, cette fin de millénaire confirme que les gens ont toujours besoin d’un « ailleurs », c’est sans doute parce que, comme il l’a si bien illustré dans ses œuvres, c’est le familier qui est épouvantable.
C’est exactement ce que sont les films de Wes Craven : un ailleurs très familier où l’on s’échappe uniquement pour en réchapper, irrésistiblement attiré par ce qui nous effraye, avec l’ardent désir de succomber à un plaisir phobique.
Serge Grünberg

OoOo TO BE CONTINUED oOoO

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MessageSujet: Re: L'univers de Wes Craven   Lun 15 Jan - 3:51

WARNING
Ce thread révèle tout ou partie de l'histoire


Scream


~ ŒIL POUR ŒIL, CRI POUR CRI ~




Analyse d’une séquence (celle dans le bureau du proviseur du lycée)

Citation :
Cette séquence qui ne dure pas plus de 20 secondes, et dont le déroulement est très rapide (les plans 6 & 9 n’excèdent pas 10 images, c’est-à-dire, 3 ou 4 dixièmes de secondes), est extrêmement simple dans son découpage.
Pour filmer un meurtre, Wes Craven a recours à la plus vieille méthode qui soit, celle du champ-contrechamp.



Un champ est un élément de prises de vues. C’est la portion d’espace retenue à la prise de vues et qui est délimitée par le cadre.
Contraire : hors champ
Opposé : contrechamp
Un champ-contrechamp est un élément d’écriture cinématographique. C’est une figure de style qui fait alterner un champ donné et un champ spatialement opposé.
Le champ-contrechamp est très utilisé quand il s’agit de filmer une conversation, il représente un ping-pong visuel souvent considéré comme une solution paresseuse de mise en scène. Il obéit à des règles, notamment en ce qui concerne la mise en place de la caméra, notamment la règle des 180°, qui délimite la ligne imaginaire à ne pas franchir.



Citation :
Preuve que ce film s’adresse à notre imaginaire cinéphile, de l’action nous ne percevons, en plans rapprochés et jamais reliées entre elles, que les unités : le masque du meurtrier, visage de la victime, couteau qui rentre dans le ventre ; ces trois plans se succédant au rythme de la musique et des cris.
Cette séquence en outre, n’a pas de réelle utilité dramatique, hormis celle de mettre fin aux soupçons qui pèsent sur le proviseur.
Elle n’est que l’ultime répétition avant l’apothéose finale.

Léger retour en arrière : alerté par les bruits, le proviseur Himbry inspecte placards et couloirs, plusieurs fois, face à son image dans le miroir, il sursaute, croyant se trouver nez à nez avec le tueur.

Ici, sans le savoir, il y a déjà un effet d’annonce.
Le personnage regarde son reflet dans le miroir.
Dans le langage cinématographique, filmer un personnage se regardant dans un miroir, annonce bien souvent une mort certaine.
Ainsi dans Psychose d’Alfred Hitchcock (et par la force des choses, dans le Psycho de Gus van Sant), le personnage féminin, Marion Crane, se regarde dans un miroir, quelques temps plus tard, on la retrouvera assassinée dans une salle de bain d’un motel.


De même que dans La Haine, Vinz, un des principaux personnages de l’histoire, se regarde dans un miroir en se parlant à lui-même.
Vinz subira le même sort vers la fin du film…

Mais revenons en à Scream !
Séquence dans le bureau du proviseur...

Citation :
PLAN 1 : il va refermer la porte de son bureau.

PLANS 2 et 3 : Ces plans donnent une idée très précise de la place du spectateur. Cette toute petite avance que nous avons sur le personnage est nécessaire pour que nous jouissions de notre prestige (nous sommes les témoins les mieux placés et les mieux protégés de l’action), mais doit être assez réduite pour que nous partagions l’effroi de la victime (nous vivons l’action).
Sans cette alternance de présence directe au film (où le spectateur s’oublie, et de décollement (où il reprend conscience), il n’y a pas de film d’horreur, pas même de cinéma.

PLANS 2 et 3 : Le tueur […] arrive dans le dos de la victime, mais ce n’est pas du hors champ qu’il vient.
Dans le plan 1, il était dissimulé derrière la porte vitrée, c'est-à-dire à un endroit caché du champ. Voilà une loi qui vaut pour tout Scream : le territoire du tueur, dans l’instant qui précède son apparition, n’est pas le hors champ réel, mais un hors champ artificiel fabriqué par un écran, caché à l’intérieur du champ, tel qu’il terrifie de si magistrale manière dans la scène d’ouverture, est davantage sonore que visuel ; l’image est en quelque sorte appelée par le son.
Et encore ne s’agit-il pas de hors champ au sens strict puisque le tueur affole d’abord ses victimes par téléphone.
[…] L’absence de hors champ véritable signifie l’absence d’autre.

Le hors champ a une fonction très importante dans le film d’horreur et d’épouvante, car c’est grâce à lui que l’effet de surprise aura lieu.
Il a de ça de magique, que l’on n’est pas obligé de voir tout ce qu’il se passe, il fait donc appel à l’imagination du spectateur.
C’est par exemple, ne pas montrer la totalité d’un meurtre perpétré. Même si le spectateur ne voit pas tout, il en conclura, grâce également aux points de montage, que le meurtre a bien eu lieu, même s’il ne voit qu’une flaque de sang pour conséquence.
Dans ces cas là, on fait appel à l’esprit de déduction du spectateur et dans le langage cinématographique, on appelle cela : la partie pour le tout.

Un plan est une série de photogrammes enregistrés au cours d’une même prise. Il se caractérise à la fois par sa durée et par son rapport à l’espace.
Exemple de trois plans successifs


Citation :
Comparons les plans 7 et 8, puis les plans 11 et 12.
Même allongement vertical de la bouche, même courbe dans le dessin des yeux, on ne peut qu’être frappé, grâce à l’arrêt sur image, par l’identité sans l’expression du tueur et de la victime.
Ils se renvoient le même air de stupéfaction et d’horreur, comme un échange interminable de questions sans réponse.
Les sursauts du proviseur face à sa propre image préfiguraient cette ressemblance maintenant renforcée par le champ-contrechamp et la similitude des cadrages ( plans 7 et 8 ).
De nouveau manque l’autre : le masque humilie et raille la victime en ne lui laissant pas d’autre choix que celui du mimétisme, de la reproduction et par conséquent le frustre de son unique jouissance de victime, le cri.
Le masque (plans 3,7,8,12 & 14), en fait, est double, tout à la fois masque de tueur (le dessin du visage qui évoque une tête de mort, la cape noire, le couteau) et de la victime.
A l’observer, on voit bien qu’inspirer la peur et avoir peur sont une seule et même chose, que l’on n’a rien inventé de plus terrifiant que l’image de la peur, que rien n’est plus fort en somme que la peur de la peur.
Et le masque de fonctionner lui-même comme une mise en abyme : il n’incarne rien (comme le dit un adolescents cinéphiles : « motives are incidental » (le mobile est accessoire), si ce n’est la peur elle-même, qui peut s’exprimer sans objet véritable ; ce qui n’est que pure logique à l’intérieur d’un film où elle est un phénomène auto entretenu, réenclenché à partir d’émotion procurées par d’autres films.
Avec son expression grotesquement figée comme sous le choc passé d’un effrayant spectacle, le masque dit l’universalité de la condition de spectateur, et sa bêtise...

PLAN 16 : Hommage à Psychose naturellement, conclut de la plus directe des façons : le tueur est dans l’œil de la victime, littéralement en lui.
Emmanuel Burdeau

Pour terminer, je dirais que dans Scream, Craven apporte une auto-critique sur son œuvre… en s’auto-citant !


Autre analyse possible

Scream 2 (USA, 1998)


l’histoire : Phil Stevens et sa copine Maureen Evans sortent ensemble voir en avant-première le film "Stab", inspirée de la tuerie de la ville de Woodsboro l'année précédente. Le public porte d'ailleurs en grande partie le costume du tueur. Mais parmi les fans déchaînés, se cache un nouvel assassin, qui poignarde devant toute l'audience la pauvre Maureen...
Sidney Prescott, une des réelles survivantes du premier massacre, s'est inscrit à la fac de Windsor où elle apprend l'art dramatique, avec son ami Randy. Mais avec ce nouveau fait divers, la jeune femme prend peur et ne peut à nouveau plus faire confiance en personne. Surtout qu'un meurtre intervient dans l'enceinte même du campus : la jeune Casey Cooper a été défenestrée après avoir subi deux coups de couteau.
Pour Sidney, ça ne fait aucun doute : le cauchemar recommence. Mais qui peut donc s'acharner à vouloir sa mort ? Et pourquoi ?



Scream 3 (USA, 2000)


L’histoire : Cotton Weary, l'un des survivants de la tuerie de la fac de Windsor, rentre tranquillement chez lui après avoir terminé le tournage de l'émission quotidienne qu'il anime. Le téléphone sonne. Au bout du fil, un fan... qui s'avère être un dangereux tueur, prêt à tout pour retrouver la trace de Sydney Prescott.
La jeune femme reste terrée dans une maison surprotégée, afin d'effacer les souvenirs traumatisants dont elle a été précédemment l'héroïne malheureuse lors des massacres perpétrés à Woodsboroo et à Windsor. Le sujet semble quant à lui à la mode, puisque John Milton a décidé de produire un troisième film, "Stab 3", relatant les agissements du mystérieux tueur masqué.
Mais la réalité rattrape à nouveau la fiction lorsque l'une des actrices principales est sauvagement assassinée sur le plateau. L'inspecteur Kincaid décide de faire appel aux survivants des premiers évènements, l'ex policier Dewey Riley, devenu consultant sur "Stab 3", la journaliste Gale Weathers et Sydney.
Mais bientôt la vague de meurtres continue. Qui s'acharne à vouloir détruire Sydney ? La clé du mystère ne remonte-t-elle pas aux origines de toute cette histoire ?



Filmographie de Wes Craven :
Dernière maison sur la gauche (1974)
La colline a des yeux (1977)
L’été de la peur (1978)
La ferme de la terreur (1981)
La créature des marais (1982)
Les griffes de la nuit (1984)
La colline a des yeux 2 (1984)
L’amie mortelle (1986)
L’emprise des ténèbres (1987)
Shocker (1989)
Le sous-sol de la peur (1991)
Freddy sort de la nuit (1994)
Un vampire à Brooklyn (1996)
Scream (1997)
Scream 2 (1998)
Scream 3 (2000)
La musique de mon cœur (2000)
Cursed (2005)
Red eye (2005)
Paris, je t’aime : Père-Lachaise (2006)

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